Blog dominique

Ma pratique de Sophrologue en Angleterre

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Il y a 8 ans, passionnée de Sophrologie depuis l’âge de 15 ans et en quête d’un nouveau challenge, j’ai quitté la Suisse pour m’établir à Londres en tant que Sophrologue. Une fois arrivée ici j’ai vite compris que malgré le fait que Paris, où la sophrologie est largement pratiquée n’était qu’à 2h30, le challenge serait double: établir ma clientèle mais aussi faire connaître une méthode qui était presque totalement inconnue.

“Sophro…., sorry…”? demandait souvent mon interlocuteur incrédule. Oui les anglais n’aiment pas avoir l’air de ne pas savoir de quoi on parle. Je m’appliquais donc à répéter volontiers: “So – phro – lo- gy”. Il faut dire que le mot lui-même n’est pas nécessairement le plus simple pour captiver son interlocuteur de langue anglaise, mais après tout dans une ville si cosmopolite où une tendance comme le hygge (art de vivre scandinave) a fait un tabac, tout est possible. Il m’a donc rapidemment fallu apprendre à être plus pragmatique dans ma façon de communiquer pour attirer mes premiers clients et commencer à diffuser le message de la Sophrologie.

 

Au-delà de la difference culturelle

Une fois les différences culturelles repérées et la traduction de mes terpnos logos (la parole utilisée par le Sophrologue pour guider la pratique) achevée, j’ai pu constaté que nos amis anglais souffrent malheureusement des mêmes maux que nous les francophones, face à la vie moderne. Fatigue, tensions, anxiété, troubles du sommeil, perte de confiance et burn out sont rapidement devenus les demandes les plus courantes dans ma pratique.

Mon cabinet est devenu pour moi une formidable fenêtre ouverte sur le mode de vie des londoniens, leur challenges, leur forces et parfois leur réserve quand il s’agit de parler d’eux-mêmes. Je me souviens d’un de mes premiers cours, où le silence régnait lorsque j’ai proposé de faire la phénodescription ( la description de ce que la personne a vécu pendant la pratique). J’ai ensuite compris que ce silence est avant tout culturel, une forme de retenue, de respect, de peur d’être jugé plutôt qu’un signal négatif sur une expérience. Lorsqu’au sein d’un de mes groupes, une Française ou un Italien se lancent plus naturellement dans la description de son vécu, alors souvent la glace se brise. Les participants anglais vont alors entrer dans cette forme de communication et accéder à ce partage qu’ils apprécient, tout compte fait. Je retrouve aussi cette retenue en séance individuelle : lorsqu’un client d’Europe continentale passe la porte, il partage très rapidement ce qui l’anime, ses états d’âme ou ses besoins. La formulation de ses émotions et sa gestuelle sont souvent plus directes et spontanées. Avec un sophronisant anglais, le lien se tisse plus subtilement au fil de nos échanges et prend souvent une séance de plus pour qu’il partage ce qu’il vit réellement. Comme la méthode est peu connue et que les gens veulent comprendre comment elle peut les aider rapidement, ici plus qu’ailleurs, rien ne sert de partager les concepts philosophiques ou techniques de la Sophrologie au départ. Ils pourront être évoqués après le passage par l’expérience. Ce qui est formidable avec la Sophrologie, c’est que lorsqu’on ferme les yeux, quelle que soit son origine culturelle ou la raison pour laquelle on décide de pratiquer, on peut alors bénéficier du pouvoir de la conscience. Ayant moi-même souffert de difficultés de santé reliées à un état de stress émotionel dans mon jeune âge, je constate chaque jour à quel point notre connexion corps-esprit est universelle et recèle tant de nouvelles possibilités. Elle permet, par la simple pratique des exercices, de s’organiser plus harmonieusement et d’accéder à ses ressources intérieures.

 

Diffuser, diffuser, diffuser….

Une question persistait cependant. Que peut-on lire sur la Sophrologie en anglais? Si j’avais réussi à gagner la confiance de mes clients et leur faire aimer la Sophrologie, leur besoin de se confronter à la méthode de façon plus intellectuelle se faisait sentir ; comme pour  confirmer leur ressenti et s’autoriser à y accéder pleinement. C’est là que j’ai eu l’opportunité d’écrire le premier livre de Sophrologie publié par un éditeur anglais, The Life-Changing Power of Sophrology ( éditions Yellow Kite). Celui-ci avait flairé le message unique de la Sophrologie notamment en relation avec la présence bien ancrée ici du Mindfulness. Le livre sorti en avril cette année a été un incroyable accélérateur pour diffuser la méthode. La presse s’est rapidement emparée du sujet qualifiant notamment l’apparition de la Sophrologie comme une grande nouvelle dans le monde de la santé et de la résolution de nombreux problèmes. La pratique a aussi été décrite comme une méthode qui peut convenir même à ceux qui peine à sentir les bénéfices des pratiques méditatives, qui veulent développer leur potentiel ou qui ont peu de temps pour s’occuper de leur bien-être au quotidien.

 

Quel immense bonheur de participer à la diffusion d’une méthode qui a déjà démontré tant de fois son efficacité et d’observer le phénomène évoluer si fortement depuis quelques mois !

 

Je suis certaine à présent que le mot « Sophrology » commence à trouver sa place, que son message et sa pratique vont désormais se diffuser en Angleterre et au-delà.

 

 

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